Les saints des JMJ

Les JMJ sont l’occasion de donner aux jeunes des modèles de sainteté, des figures à suivre et à imiter. Les saints patrons des JMJ 2016 sont liés à la Pologne parce qu’ils ont marqué ce pays, son histoire et la vie de l’Eglise. Du Pape Jean-Paul II à la petite soeur Faustine, ils nous aident à entrer dans la Miséricorde du Père.

Sainte Faustine

Je ne suis pas seule, je marche avec le Seigneur Jésus !

Ste Faustine

à une voisine quand elle lui demanda pourquoi elle rentrait seule, et non pas en compagnie de ses petites camarades.

Hélène Kowalska est née en 1905 à Glogowiec en Pologne, 3ème d’une famille de 10 enfants d’agriculteurs pauvres. Dès 7 ans elle se sent appelée à la vie religieuse et à 15 ans, alors qu’elle travaille pour aider sa famille, elle est persuadée que Dieu lui-même l’appelle à devenir religieuse. Elle a une 1ère apparition de Jésus, sous forme du Christ souffrant. A 20 ans, elle rentre dans la congrégation des sœurs de Notre-Dame de la Miséricorde. Sœur Marie Faustine du Saint Sacrement y prononce ses vœux en 1926.

La miséricorde divine :

Sœur Faustine voit à plusieurs reprises Jésus et Marie au Purgatoire, et leur parle. Jésus lui demande de faire connaître au monde la profondeur de la miséricorde divine, à travers 4 dévotions : prier le chapelet de la Miséricorde, honorer l’image de Jésus Miséricordieux (à Plock en 1931, Jésus lui est apparu en vêtement blanc, comme le « Roi de la Miséricorde Divine), célébrer le Dimanche de la Miséricorde (1er dimanche après Pâques), vénérer l’heure de la Miséricorde (l’heure de sa mort sur la Croix, 15h).

Elle tombe gravement malade en 1936 et passe les 2 dernières années de sa vie à écrire son journal et réciter le Chapelet de la Miséricorde, priant pour la conversion des pécheurs. Elle meurt le 5 Octobre 1938, jour où elle est fêtée.

En raison de son peu d’instruction, ses travaux furent mal compris et qualifiés d’hérétiques dans un 1er temps. Grace à l’intervention de Karol Wojtyla, la dévotion de la Miséricorde Divine fut de nouveau autorisée. Sœur Marie Faustine a été béatifiée le 18 avril 1998, et canonisée le 30 avril 2000, par le Pape Jean Paul II, lors de la Fête de la Miséricorde Divine instaurée ce jour là. Un dossier est ouvert pour accorder à Sainte Faustine le titre de Docteur de l’Eglise.

Saint Jean-Paul II

Vous êtes le futur du monde, vous êtes l’espérance de l’Eglise. Vous êtes mon espérance

Saint Jean-Paul II

Le jour de l'inauguration de son pontificat

Karol Jozef Wojtyla est né à Wadowice, près de Cracovie, le 18 mai 1920. Pendant ses études de philologie, il joue dans un groupe de théâtre antinazi et entre au séminaire clandestin en 1942. Après des études à Rome et en France, il est ordonné prêtre en 1946, et retourne en Pologne communiste auprès des jeunes. Après sa thèse sur l’amour conjugal, il devient en 1958 le plus jeune évêque de Pologne. Archevêque puis cardinal en 1968, il s’oppose au matérialisme et défend les ouvriers et les droits de l’homme face au régime communiste. Lors du concile Vatican II, il fut un ardent défenseur des réformes et y participa très activement, grâce à sa maîtrise des langues et de la théologie.

Il est élu Pape le 16 octobre 1978 et succède au court règne de Jean-Paul ; c’est le 1er Pape non italien depuis 1520 et le 1er Pape polonais. Son pontificat est notamment marqué par sa volonté de rapprocher les religions et il est à l’origine de la 1ère réunion internationale religieuse. Il a parcouru 129 pays et créé de grands évènements, comme les Journées Mondiales de la Jeunesse. Jean-Paul II est considéré comme l’un des meneurs politiques les plus influents du XXème siècle. Il est aussi présenté comme un modèle de la nouvelle évangélisation, portée par l’ensemble de sa vision pastorale.

Jean-Paul II est béatifié le 1er mai 2011, par son successeur le Pape Benoît XVI et canonisé par le Pape François le 27 avril 2014. Il est fêté le 22 octobre, date de son introduction pontificale.

Bienheureux Père Jerzy Popieluszko

Le courage ne s’appuie pas sur le fer, mais sur le coeur

Père Jerzy Popieluszko

Il est né à Okopy en Pologne le 14 septembre 1947, dans une famille modeste de paysans. Enfant de cœur dans son village, il se pose la question de la prêtrise au lycée. Il sera ordonné prêtre à Varsovie en 1972. En plus de sa paroisse, il s’occupe des jeunes et du personnel de la santé ; dans ses sermons il condamne régulièrement l’avortement.

En 1980, lors de la grève des ouvriers des chantiers navals, il est choisi pour célébrer la messe pour eux ; il s’engage alors dans la défense des partisans du syndicat Solidarnosc. Aumônier du syndicat interdit, il devient l’une des figures emblématiques de la lutte contre le régime communiste polonais. Il célèbre chaque mois dans sa paroisse, des messes dites « pour la Patrie », au cours desquelles, il prononce de vibrants sermons, condamnant le régime en place. Ses homélies sont diffusées dans tout le pays, et il obtient le soutien du Pape Jean-Paul II. Il est surveillé, menacé et arrêté plusieurs fois par le régime en place mais refuse d’aller étudier à Rome pour s’éloigner du danger.

Le 19 octobre 1984, il est kidnappé par 3 officiers de la SB (police secrète du régime communiste) ; il sera torturé et son corps sera retrouvé plusieurs jours plus tard. Le 3 novembre, plus de 500 000 personnes rendent un dernier hommage au Père Jerzy Popieluszko, dont les obsèques sont célébrées à Varsovie. Il symbolisera désormais pour les polonais, la lutte commune de l’opposition démocratique et de l’Eglise Catholique contre le régime totalitaire.

En 1997, Jean-Paul II ouvre son procès de béatification ; Benoît XVI approuve la béatification de Jerzy Popieluszko le 19 décembre 2009, en tant que martyr de la foi.

 

Saint Maximilien Kolbe

Confie-toi sans aucune limite à la divine Providence à travers l’Immaculée

Saint Maximilien Kolbe

Carnets spirituels

Maximilien Kolbe naît le 7 janvier 1894, de parents tisserands et tertiaires franciscains à Zdunska Wola en Pologne. Interpellé sur ce qu’il deviendra plus tard, il demande à la Vierge Marie ce qu’elle attend de lui ; en guise de réponse elle lui demande de choisir entre 2 couronnes, une blanche pour la pureté et une rouge pour le martyre. Il accepte les deux, s’engageant à être meilleur chaque jour.

Il entre chez les franciscains conventuels en 1907 et est ordonné prêtre à Rome en 1918. Ses actions visent à promouvoir la vénération de la Vierge Marie, dans le mystère de l’Immaculée Conception (fondation de la Mission de l’Immaculée Conception, de la « Cité de l’Immaculée », création du journal « Le chevalier de l’Immaculée », d’une maison d’édition, d’une station de radio).

En 1939, sa fraternité fournit l’abri à des réfugiés. Après avoir été arrêté une 1ère fois par la Gestapo, il refuse toujours de renier le Christ et est ainsi déporté en 1941 vers le camp d’Auschwitz. En représailles d’une évasion, les nazis sélectionnent 10 hommes condamnés à être enfermés et à mourir de faim. Il se porte volontaire pour remplacer un prisonnier père de famille. Le prêtre Maximilien réussit à faire régner le calme et la piété entre ses compagnons grâce à la prière et l’oraison. Au bout de 2 semaines, il est encore en vie et a vu mourir tous les prisonniers. Il est exécuté le 14 août 1941 d’une injection dans le bras et son corps est brûlé dans les fours crématoires.

Maximilien Kolbe a été béatifié comme confesseur en 1971. Deux miracles attribués à son intercession ont permis sa canonisation, comme martyre, par le Pape Jean-Paul II, en 1982. Jean-Paul II en a fait un modèle pour la nouvelle évangélisation et retient de Maximilien Kolbe l’importance de la consécration à la Trinité par la Vierge Marie et de l’annonce de l’Evangile par les médias.

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