L'histoire des JMJ

Pour certains, il s’agit d’un Woodstock Catholique, pour d’autres comme Oldelaf et Nathalie, un gigantesque site de rencontre. Mais en plus de 30 ans d’existence et d’évolutions, on constate que l’objectif initial est plus spirituel. De plus, leur histoire est étroitement liée aux moments forts de l’Eglise Catholique.

En 1984, le Pape Jean-Paul II convie les jeunes à venir au Vatican pour le dimanche des Rameaux à l’occasion de l’Année Sainte sur la Rédemption. Plus de 250 000 jeunes répondent à l’appel du Pape. Fort de ce succès, Jean-Paul II renouvelle l’invitation à l’occasion du dimanche des Rameaux en 1985, ce sont alors plus de 300 000 jeunes qui viennent célébrer la Passion du Christ à ses côtés. Les JMJ sont nées.

Les JMJ fêtent leurs 15 ans à l’occasion d’une nouvelle Année Sainte, pour le Jubilé de l’an 2000, toujours à Rome : 3 millions de jeunes se pressent à Tor Vergata autour du pape.

Les prochaines JMJ de Cracovie seront célébrées par le Pape François à nouveau durant une Année Sainte, cette fois-ci à l’occasion du Jubilé de la Miséricorde.

La formule de ces journées a également évolué au cours des éditions. Entre 1984 et 1985, les JMJ sont une célébration unique à Rome. En 1987, les JMJ commencent leur tour du monde par une célébration à Buenos Aires, en Argentine.

A partir de 1989, 3 jours de catéchèse précèdent le week-end final. C’est à l’occasion de l’édition de Paris, en 1997, que les journées en diocèse précèdent la semaine de JMJ proprement dite, à laquelle est ajouté le festival de la jeunesse.

Si cette formule a perduré jusqu’alors, des changements de style ont été apportés par le Pape Benoît XVI en 2005 lors des JMJ de Cologne avec la mise en valeur de l’adoration eucharistique et de la confession.

Les Journées Mondiales de la Jeunesse sont également une invitation au voyage. Elles visitent de grands sanctuaires, comme Saint-Jacques-de-Compostelle en 1989 ou, Częstochowa en 1991, les reliques des Mages à Cologne en 2005. Les JMJ sont également passées par de grandes métropoles comme Denver en 1993, Toronto en 2002, Sydney en 2008 ou Rio de Janeiro en 2013, mais aussi par des capitales du monde comme Manille en 1995, Paris en 1997, Rome en 2000 et Madrid en 2011.

Mais les JMJ font également partie de l’histoire de l’humanité pour un autre aspect : l’affluence qu’elles génèrent. Si certaines éditions dans des pays d’une confession autre que le catholicisme n’attirent “que” 500 000 personnes, certains de ces rassemblements sont historiques : 1,2 millions de fidèles sur l’hippodrome de Longchamp en 1997 pour ce que le journal télévisé du soir n’hésite pas à appeler “la plus grande messe de l’histoire de France”.

Lors des JMJ de Rio, les prévisions de 2 millions ont été dépassées et ce sont 3,7 millions de jeunes qui participent à la messe finale des JMJ sur la plage de Copacabana, au très catholique Brésil.

Enfin, selon les décomptes, ce sont entre 4 et 5 millions de personnes qui entourent le Pape Jean-Paul II à Manille en 1995 pour ce qui est certainement le plus grand rassemblement humain jamais recensé.

La petite histoire des JMJ est également liée aux successions sur le trône de Saint Pierre. Lors de l’ouverture des JMJ de Cologne, en 2005, le Cardinal Joachim Meisner parle des premières JMJ en communion avec 2 Papes : Benoît XVI (élu 4 mois auparavant) depuis la Terre, et Jean-Paul II depuis “le ciel, d’où il regarde avec toute sa sympathie les Journées Mondiales de la Jeunesse”.

Les JMJ 2016 à Cracovie seront les premières en communion avec 3 Papes : François par sa présence, Benoît XVI en communion de prière, et sous le patronage de Saint Jean-Paul II.

En y ajoutant la tenue des JMJ durant l’Année Sainte de la Miséricorde, dans l’ancienne capitale de la très catholique Pologne, tous les ingrédients sont réunis pour en faire un événement historique !

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